La liberté de la recherche
Le Collège de France est organisé en chaires. Elles font référence aux domaines les plus divers : mathématiques, physique, chimie, biologie, histoire, archéologie, linguistique, orientalisme, philosophie, sciences sociales...
Elles ne sont pas permanentes : la possibilité de transformer ces chaires est un principe qui évite la rigidité des grilles de disciplines. À l'initiative de l'Assemblée des Professeurs, le titre d'une chaire devenue vacante peut être maintenu ou - le plus souvent - transformé : un mathématicien peut succéder à un historien ou un linguiste à un économiste. Aucun grade universitaire n'est requis de celui qui se présente aux suffrages ; seules comptent l'importance et l'originalité de ses travaux. Ainsi, le Collège jouit non seulement d'une liberté considérable dans ses activités d'enseignement et de recherche mais peut s'adapter aux progrès réalisés dans tous les domaines de la connaissance.
Une dimension internationale
Deux chaires sont réservées à des savants étrangers qui sont invités par le Collège à donner un enseignement, généralement pour des périodes d'un à deux mois. Deux autres chaires ont été créées, l'une en 1989, chaire destinée à un savant européen pour un enseignement annuel, l'autre en 1992, dite "chaire internationale" destinée à une personnalité scientifique appartenant à d'autres continents, pour un enseignement également annuel.
Enfin, depuis cette même année, le Collège est autorisé à recruter, en qualité de Professeur titulaire d'une de ses cinquante-deux chaires ordinaires, une personnalité scientifique étrangère.