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Instituts

Institut d'Études Littéraires

 
 

L'Institut d'Etudes Littéraires regroupe les professeurs occupant actuellement ou ayant occupé une chaire littéraire :

- M. Michael Edwards, Professeur
Etude de la création littéraire en langue anglaise

- M. Marc Fumaroli, Professeur honoraire, président de l'Institut d'Etudes Littéraires
Rhétorique et société en Europe (XVIe-XVIIe siècles) (1986-2002)

- M. Carlo Ossola, Professeur,
Littératures modernes de l'Europe néolatine

- M. Michel Zink, Professeur,
Littératures de la France médiévale

- M. Yves Bonnefoy, Professeur honoraire
Études comparées de la fonction poétique (1981-1993)

- M. Harald Weinrich, Professeur honoraire
Langues et Littératures romanes (1992-1998)

Un maître de conférences, Odile Bombarde, rattaché à la chaire du professeur Michel Zink,
coordonne les activités de l'Institut.

L'Institut organise, à l'initiative de l'un ou l'autre des professeurs qui en font partie, des colloques consacrés à des sujets de réflexion communs aux différentes Chaires qui le constitue. Participent à ces rencontres les professeurs de l'Institut et les chercheurs français et étrangers qu'ils souhaitent associer à leurs travaux. Elles permettent une confrontation entre des champs de réflexion voisins critique littéraire, histoire des idées, histoire de l'art, création poétique mais différents par les époques concernées, ou par les approches et les méthodes employées.

Colloques de la Fondation Hugot
Depuis 1987, huit colloques ont été organisés par Yves Bonnefoy et Odile Bombarde, à la Fondation Hugot du Collège de France ; les six derniers colloques de cette série constituent un ensemble de réflexion en cours sur "la conscience de soi de la poésie".
Les actes de deux d'entre eux ont été publiés :

- Jouve poète, romancier, critique, Lachenal et Ritter, 1995

- La conscience de soi de la poésie : Poésie et rhétorique, Lachenal et Ritter, 1997.

L'esprit qui préside à ces réunions consiste à mener librement à plusieurs une réflexion commune autour d'un sujet de poétique, suffisamment large pour rassembler des pensées venues d'horizons différents et se diversifiant selon les intérêts propres de chacun.
C'est sous forme de colloques que se tiennent ces réunions, dans lesquelles les débats et discussions qui suivent les communications sont aussi importants que les communications elles-mêmes.
Le petit groupe d'une quinzaine de personnes qui se retrouvent régulièrement lors de ces journées se compose :

- des professeurs qui occupent les chaires littéraires du Collège de France ; invités par Yves Bonnefoy, Harald Weinrich, Marc Fumaroli, Michel Zink y ont participé régulièrement, André Miquel s'y est joint en 1993 ;

- d'universitaires et de critiques importants, venus de France ou de l'étranger, comme Jean Starobinski, Jacqueline Risset, Maurice Olender, Bertrand Marchal, Carlo Ossola, dont certains ont parfois donné des leçons au Collège ou vont le faire : Karlheinz Stierle, Michael Edwards, James Lawler, Charles Rosen, John Jackson ;

- de jeunes chercheurs rassemblés par Yves Bonnefoy, comme Jérôme Thélot, Dominique Combe, Michèle Finck, Jacques Ravaud, Patrick Labarthe, Odile Bombarde.

À ces "habitués" se joignent quelques personnes (4 ou 5) invitées à participer aux débats, sans faire de communication.

Bénéficiant des contraintes qu'impose la salle même de la Fondation Hugot où ils se tiennent, salle qui ne peut recevoir qu'un nombre restreint de participants, ces colloques se caractérisent par la qualité et la diversité des communications, mais aussi par l'intensité et la liberté des échanges auxquels ils donnent lieu entre les différents participants, durant les trois journées qu'ils occupent. La transcription ou le résumé des débats ont tout naturellement pris place dans les actes qui ont été publiés (deux volumes à ce jour dans la collection Pleine Marge, dirigée par Jacqueline Chénieux-Gendron chez Lachenal et Ritter ; un troisième est en préparation. La Fondation Hugot a aidé le financement de ces publications).

Depuis quelques années, c'est le problème de la conscience de soi de la poésie à travers l'histoire, modulé de diverses manières, qui a retenu les membres de ce groupe d'études. En effet l'idée de la poésie a varié, et avec elle, la conscience de leur tâche et de leur fonction qu'eurent ou qu'ont les poètes. Ce que certains appellent poésie a pu être vécu sous le couvert de l'expérience religieuse, ou dissimulé par les besoins ou desseins de l'éloquence. Il a pu être difficile de penser le poème hors du champ de la rhétorique ou indépendamment des mythes, ou de comprendre la relation de la poésie et des arts. Réciproquement, peut-être l'essence même du poétique affleure-t-elle aujourd'hui de manière plus claire, ce qui permet de distinguer la manière dont elle s'est mêlée à travers l'histoire à d'autres soucis, à d'autres recherches.

Les colloques depuis 1987

1) Jouve poète, romancier, critique (1987)
Au moment où Jean Starobinski éditait au Mercure de France les deux premiers tomes de l'œuvre complète de Jouve, ce colloque a rassemblé quinze critiques venus des domaines différents auxquels invite Jouve lui-même (critique littéraire, philosophique, histoire de l'art, théologie, psychanalyse) et a permis de renouveler la lecture de cette uvre qui, à l'écart des "avant-gardes" de son époque, était demeurée dans une certaine mesure méconnue par la pensée critique.

2) Poésie et musique - Traduction, interprétation (janvier 1991) avec la participation, entre autres de : Jean Starobinski, George Steiner, Antoine Berman, Charles Rosen, Jacqueline Risset, Jean Molino.

3) La conscience de soi de la poésie (9-10-11 décembre 1993), avec, entre autres, Jean Starobinski, André Miquel, Marc Fumaroli, Harald Weinrich, Karlheinz Stierle, Michael Edwards, Maurice Olender, John Jackson.

 
 
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© Collège de France - 12 septembre 2001