La recherche de pointe doit disposer de moyens humains et de financements importants.
Mais le Collège de France n'a pas pour rôle, comme le CNRS ou l'INSERM, de créer de lourdes infrastructures et d'entretenir de grosses équipes. Sa vocation est plutôt de réunir des chercheurs animés d'un même intérêt mais venus de divers horizons, de les mobiliser sur des programmes à moyen terme, de leur permettre de travailler dans la durée mais non dans la permanence, en préservant ce minimum de fluidité qui est gage d'innovation.
Aussi les laboratoires et centres, solidaires comme des communautés peuvent l'être, présentent-ils un large éventail de statuts qui, au premier abord, déconcerte. Ils sont intégrés, hébergés ou extérieurs ; ils sont nés d'une association avec un grand organisme de recherche ou issus de partenariats plus complexes ; le Collège de France y est en position dominante ou seulement présent par un Professeur et quelques «crédits de chaire».