André Grabar Chaire d'Archéologie paléochrétienne et Byzantine (1946-1966)

Biographie

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Né le 26 juillet 1896, à Kiev (Russie)
Décédé le 3 octobre 1990

Carrière

Études secondaires dans un lycée de Kiev (médaille d’or). C’est dans les Facultés des Lettres des Universités russes, principalement à Leningrad, licencié en 1913 (élève de N. Kondakov et D. Aïnalov), qu’il passe les années de la Première Guerre mondiale, ayant été reconnu inapte au service militaire. C’est ainsi qu’il ne prit aucune part ni à la guerre 1914-1918 ni à la guerre civile russe (1918-1920). Il quitte la Russie, en janvier 1920, et de 1920 à 1923, réside à Sofia, Bulgarie.

Cet arrêt imprévu, lui permit de remplir les fonctions de conservateur adjoint au Musée Archéologique de Sofia et, en cette qualité, de rédiger un premier Inventaire des monuments bulgares médiévaux. Cette documentation lui permit, dès 1928, de soutenir en France, une thèse de doctorat ès lettres, après avoir suivi l’enseignement de maîtres français, tels que Gabriel Millet et Paul Perdrizet. C’est en qualité de lecteur de langue russe à la Faculté des Lettres de Strasbourg qu’il s’installe en France (1922). En 1928, il se fit naturaliser, lui-même et sa femme, Julie Ivanova (décédée en 1977). À Strasbourg il enseigna d’abord le russe, puis l’histoire de l’art en qualité de chargé d’enseignement, puis de chargé de cours (en remplaçant Albert Gabriel qui fût nommé Directeur de l’Institut français d’Istanbul).

Ayant atteint la limite d’âge, en 1937, G. Millet proposa à Grabar d’être son successeur, comme Directeur d’Études (d’archéologie chrétienne et byzantine) à la Ve Section de l’École des Hautes Études. Celui-ci l’accepta, et fut nommé, en 1937. Il y enseigna jusqu’en 1966. Entre temps, il fut nommé au Collège de France pour y occuper une chaire « d’Archéologie byzantine », et l’occupa jusqu’à sa propre retraite, en 1966.

En 1955, l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres l’accueillit en qualité de membre titulaire. Avant et après la Seconde Guerre mondiale se placent de nombreux voyages d’études, à l’étranger, dans les pays du monde byzantin, et ailleurs. Les uns ayant pour objet l’étude des monuments, en rapport avec les recherches en cours ; les autres étant destinés à un travail dans les bibliothèques les plus fournies. Les voyages en Amérique (1949-1961) furent entrepris en vue de ces études de l’érudition internationale. Nombreuses conférences sur invitation, dans les Universités et Établissements Scientifiques d’Europe et des États-Unis.

Distinctions

  • Docteur honoris causa des Universités de Princeton, Uppsala, Edimbourg
  • Membre étranger (ou correspondant) des Académies nationales : américaine (Boston), grecque (Athènes), autrichienne, britannique, bulgare, danoise, norvégienne, serbe, et de nombreuses Associations scientifiques françaises et étrangères.