Le pragmatisme : une réévaluation (séminaire du 30 janvier 2013)

La première séance a introduit aux raisons pour lesquelles s’opère un certain retour du pragmatisme et aux problèmes d’identité qui s’attachent à ce mouvement dès son origine aux États-Unis à la fin du xixe siècle et souligné jusqu’à quel point le pragmatisme est peut-être plus un état d’esprit qu’une doctrine bien précise. Les figures majeures en sont Charles S. Peirce, William James, John Dewey, F.C.S. Schiller, puis leurs héritiers moins directs, Frank Ramsey, L. Wittgenstein, et, plus près de nous Richard Rorty, Hilary Putnam, Robert Brandom ou Huw Price. On a identifié deux styles de pragmatisme, un courant plus réformiste et un courant plus révolutionnaire, en fonction de l’importance accordée ou non à la connaissance, et l’on a évoqué quelques points sur lesquels on peut souligner la pertinence philosophique actuelle du pragmatisme (en matière de croyance, de connaissance, de métaphysique, mais aussi en termes de réflexion élaborée sur les signes ou les normes et sur le naturalisme).