Science et démocratie. Colloque de rentrée du Collège de France les 17 et 18 octobre 2013

OGM, gaz de schiste, énergie nucléaire, changement climatique, recherches sur les cellules souches, efficacité des médicaments : longue est la liste des questions à propos desquelles la parole des scientifiques a cessé de s’imposer avec évidence dans nos sociétés. Parce qu’existent certes d’abord des incertitudes et des controverses à l’intérieur même du champ scientifique dans plusieurs domaines. Mais aussi, de façon plus problématique et beaucoup plus large, parce que la notion d’expertise tend de plus en plus à être socialement disqualifiée et à ne plus être appréhendée qu’en étant rapportée au champ indifférencié des opinions. L’indétermination structurelle introduite par des interprétations extensives de la notion de précaution a aussi sa part dans cette situation, puisqu’elle revient à placer toute décision technique dans un régime d’indépassable incertitude. Le fait que l’idée d’autorité est affaiblie dans un monde démocratique qui repose sur le principe de l’obligation de s’expliquer et sur l’égalité des voix joue encore son rôle.

Il n’y a aujourd’hui rien de plus urgent que de sortir de cette situation bloquée dans laquelle les certitudes des uns et le relativisme des autres se font face. Il faut d’un côté faire entrer les sciences en démocratie et de l’autre mieux faire connaître les structures et les règles du monde de la science, seule façon de restaurer son image dans l’esprit du public. Le colloque s’attachera à analyser ces problèmes et à clarifier ces enjeux.

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