Équipe

Maria Elena de Luna

Maria Elena De Luna, maître de conférences associé

Docteur de recherche en Histoire grecque à l’Université de Gênes ; professeur titulaire de langue et littérature grecques et latines au Lycée ; spécialiste de la discipline (Histoire grecque) et chercheur associé, durant plusieurs années, à la chaire d’Histoire grecque de l’Université de Sienne, Maria Elena De Luna est depuis septembre 2013 rattachée à la chaire d'Épigraphie et d'histoire des cités grecques, au Collège de France, comme maître de conférences associé. Ses recherches se distribuent selon plusieurs axes :sa première thèse de doctorat, soutenue en 2002, a été publiée en 2003, sous le titre La communication linguistique entre les Grecs et les non-Grecs. D'Homère à Xénophon [La comunicazione linguistica fra alloglotti. Da Omero a Senofonte]. Elle porte sur l’analyse de la représentation du dialogue entre les Grecs et certains peuples n’appartenant pas à l’Hellenikon dans les œuvres historiques et littéraires des périodes archaïque et classique, sans pourtant négliger, pour ce qui concerne l’étude du « vocabulaire de l'acculturation », les auteurs postérieurs au quatrième siècle. Dans le déroulement de sa recherche, Maria Elena De Luna essaie de mettre en lumière divers points concernant la relation entre, d’une part, la construction et le renforcement du profil identitaire d’un peuple – notamment les Grecs – et, d’autre part, les divers degrés d’intérêt manifestés pour les langues étrangères ; elle propose en outre, par une analyse lexicale et philologique, des hypothèses interprétatives sur les critères de manipulation linguistique utilisés par les poètes, les écrivains et les historiens grecs afin de « donner forme », de manière évocatrice ou assez réaliste, aux idiomes barbares. Depuis quelques années, Maria Elena De Luna participe au projet patronné par l’Istituto Italiano di Storia Antica à Rome, qui a pour objectif la publication, dans la collection de L’Erma di Bretschneider, d’une nouvelle édition de la Politique d’Aristote. Certains des résultats de son étude sur la section qui lui a été confiée ont été exposés dans des contributions préliminaires, publiées dans des actes de congrès et dans des périodiques. Elle travaille, dans lemême temps, sur une deuxième thèse, qui traite de l’histoire événementielle et culturelle de l’Arcadie, afin d’établir une nouvelle édition des fragments des ouvrages sur la région, produit de l’intérêt d’historiens locaux vraisemblablement très érudits. Cette recherche s’insère dans les lignes d’un projet, né et dirigé au sein de la chaire d’Histoire grecque de l’Université de Rome Tor Vergata, qui publie aux éditions Tored (Tivoli-Rome) les volumes sur l’historiographie grecque fragmentaire issus de ce projet.

Romaric Bardet

Romaric Bardet, ATER

Agrégé d’Histoire et doctorant en Archéologie grecque de l’université Paris-Sorbonne (Paris IV), Romaric Bardet est Attaché temporaire d’enseignement et de recherche auprès de la chaire d’Epigraphie et d’Histoire des cités grecques du Pr. Denis Knoepfler.

Sa thèse de doctorat porte sur l’approvisionnement en eau et la gestion des ressources hydriques dans les cités grecques de Crète, de leur naissance – à l’époque géométrique, ca. VIIIs. av. J.-C – à la conquête de l’île par les Romains à la fin de la période hellénistique (67 av. J.-C.).
Cette thèse tente de cerner les contours de la civilisation hydraulique crétoise du Ier millénaire av. J.-C. Elle entend ainsi contribuer plus généralement à l’étude des poleis de l’île : rôle des institutions des cités dans la gestion de l’eau, facteurs d’efficacité de l’hydraulique crétoise, influence des ressources sur la géographie humaine principalement.
L’approche, pluridisciplinaire, se traduit par la prise en compte de données variées : contraintes et aménités naturelles en matière d’approvisionnement, vestiges hydrauliques, sources littéraires et épigraphiques.
Ces recherches s’accompagnent d’une activité de terrain, dans le cadre des missions de recherche conduites par l’École française d’Athènes sur les sites archéologiques de Dréros et de Lato (Crète orientale).