Robotique et santé

Restauration du mouvement au travers des neuroprothèses : un problème de robotique ?

David Guiraud a obtenu le diplôme d'ingénieur de l'Ecole Centrale de Paris et le diplôme de master en analyse biologique moléculaire en 1990 ; le doctorat en sciences autour du contrôle basé réseau de neurones artificiels pour les exosquelettes et les neuroprothèses utilisés pour le blessés médullaires. Professeur agrégé de Physique appliquée jusqu'en 2001 à l'IUT de Montpellier il fonde ensuite l'équipe DEMAR au LIRMM avec l'Inria Sophia Antipolis Méditerranée en 2004. Il fut impliqué, pendant cette période, dans de nombreux projets européens pilotés par la faculté de médecine de Montpellier, visant à restaurer des fonctions motrices perdues via l'utilisation de la stimulation implantée. Médaille de Bronze du CNRS en 2005 et Grand Prix de l'Académie des sciences en 2010, ses travaux pluridisciplinaires sont ainsi récompensés et reconnus dans le domaine de l'ingénierie biomédicale. Pendant plus de 15 ans, David Guiraud a travaillé sur les modèles du système sensori-­‐moteur déficient et l'étude de solutions technologiques palliatives basées sur les neuroprothèses notamment implantables. Concernant plus particulièrement la restauration de fonctions motrices, les outils théoriques de l'automatique et les approches sont similaires à ceux rencontrés en robotique de sorte que ces travaux sont naturellement liés à ceux issus de la robotique pour la santé. David Guiraud attache une importance particulière à ce que les résultats aient un impact clinique réel et une grande part de son activité est en lien étroit avec le monde médical. Restauration du mouvement au travers des neuroprothèses : un problème de robotique ? La simulation,, la synthèse et le contrôle de mouvement, le traitement des signaux en particulier électrophysiologiques, soutiennent les développements et les recherches dans le domaine notamment pour évaluer et quantifier l'apport des neuroprothèses. Ce sont aussi des approches indispensables à la mise en oeuvre et au réglage de ces systèmes particulièrement complexes où l'actionneur-­ le muscle -­ les capteurs -­ naturels ou artificiels -­ et la commande -­ mélangeant parfois action volontaire et commande artificielle - forment un tout qui n'est pas sans rappeler l'ensemble des éléments d'un robots. Cependant, chaque élément est profondément différent dans sa nature et son comportement nettement plus complexe de sorte qu'une transposition "simple" n'est pas possible. L'exposé, à partir d'un état de l'art, tentera de cerner les synergies possibles et les points de divergences inéluctables entre les deux domaines notamment dans le cas de la restauration de mouvement chez les blessés médullaires.