Le « périple de la mer Erythrée » (I49 3 s. de n.è.) : manuscrits et sources

Résumé

Le « Périple de la mer Érythrée » contient de nombreuses données sur la géographie et l’histoire politique et économique d’un certain nombre de régions allant de l’Égypte à la Tanzanie moderne, et du Nord-Ouest de l’Arabie jusqu’à l’Extrême-Orient. Une grande partie de l’information semble encore assez mal comprise.

Le « Périple de la mer Érythrée », comme une partie du corpus des « Petits géographes grecs », est conservés dans deux manuscrits : l’un dans la bibliothèque de l’Université de Heidelberg ; l’autre au British Museum. Depuis longtemps s’est établie une opinion selon laquelle le texte de Londres (le codex B) serait une mauvaise copie du codex A. Cependant, les éditions critiques utilisées dans la sciences actuelle ne représentent pas le texte original et l’idée dominante sur l’origine des manuscrits mène les chercheurs dans une mauvaise direction.

Les distorsions paléographiques et les erreurs orthographiques sont une source d'information importante sur l’origine de la tradition manuscrite du « Périple ». Presque toutes les distorsions peuvent être expliquée par l’hypothèse selon laquelle les manuscrits actuels proviennent d’un protographe en onciale. On peut aussi supposer que, dans le cas du codex A, il y avait une autre étape en minuscule entre le protographe et le manuscrit actuel.

En travaillant avec le « Périple de la mer Érythrée », il faut toujours vérifier les lectures des éditions critiques avec les manuscrits. Le nombre de corrections dans le texte est si grand que le travail avec le texte n’est plus possible avec une édition critique sans consulter les manuscrits.

Le « Périple de la mer Érythrée » était très probablement le commentaire d’une carte. Il est possible que ce commentaire ait été enregistré dans les marges de cette carte.