Aurélien Nioche

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Aurélien Nioche est actuellement étudiant en thèse (2014-) sous la supervision de Sacha Bourgeois-Gironde (Institut Jean Nicod – ENS, EHESS, CNRS) et Thomas Boraud (Institut des Maladies Neurodégénératives – Université de Bordeaux, CNRS). La question de recherche sur laquelle s’articule son travail de thèse est celle des fondements microéconomiques des phénomènes macroéconomiques. Il a choisi comme point de départ pour traiter ce problème une question cruciale pour l’économie monétaire, à savoir quelles sont les conditions requises pour l’émergence d’une monnaie. En essayant de caractériser de quelle manière ces conditions portent sur une interaction entre la structure de l’environnement et les caractéristiques cognitives des agents, son travail comporte modélisation théorique, simulations informatiques et réalisation d’expériences avec des humains et des primates non humains (macaques).

En parallèle, il porte un fort intérêt à la philosophie de l'esprit et à la philosophie des sciences. Fortement influencé par le travail de David K. Lewis, il s’est concentré sur les débats contemporains sur la causalité et le libre arbitre. Il participe actuellement à un projet collaboratif avec Paul Egré (Institut Jean Nicod – ENS, EHESS, CNRS) et Florian Cova (Swiss Center for Affective Sciences – Université de Genève, Swiss National Science Foundation) dont la question principale est de savoir comment – et si – les considérations métaphysiques peuvent avoir un impact sur l’attribution de la responsabilité morale. Pour traiter cette question, ils mènent des expériences basées sur la lecture des cas de meurtre, ce qui leur permet de tester empiriquement la thèse de Peter Frederick Strawson selon laquelle la responsabilité morale est plus une question de pratique sociale ancrée dans la vie quotidienne que de réflexion métaphysique.