Canonisation et « décanonisation » d'une autorité patristique

  • Epistula…non erubescit : de Cicéron à Ambroise, l’anonymat des sentences latines entre transmission orale et mémoire écrite
  • L’inversion d’une formule (Verba volant, scripta manent)
  • Qu’est-ce qu’un auteur « consacré » ?
  • Retour à la basilique assiégée : l’intuition poétique et l’institution politique
  • Ambroise et l’hymnodie chrétienne : l’invention d’une forme (Jacques Fontaine)
  • En quoi les hymnes ambrosiens sont-ils ambrosiens ? Nom d’auteur, autorité du nom
  • La transmission manuscrite de l’hymnaire ambrosien d’après Marie-Hélène Julien : un patrimoine liturgique
  • Le « sceau de l’œuvre » (Gérard Leclerc) : chercher ce qu’il y a d’Ambroise dans les hymnes ambrosiens, de Walafrid Strabon à Francesco della Croce
  • Dissémination dans le corpus liturgique, intégration dans le canon patristique
  • L’invention de la catégorie « Pères de l’Église », du pseudo-Gélase à Boniface VIII
  • Les deux sources de la Révélation contra la sola scriptura : un enjeu majeur pour la Réforme catholique du XVIsiècle
  • L’accord des Pères, « une sorte de concile virtuel d’auteurs réputés orthodoxes »  (François Dolbeau)
  • Florilèges et collections canoniques
  • La Collectio ex dictis XII patrum de Florus de Lyon : surprendre le compilateur au travail
  • L’exemple de la transmission du De fuga saeculi (Camille Gerzaguet)
  • Mieux vaudrait, à tout prendre, décrire la pensée médiévale comme anonyme, plutôt que de la soumettre à cette « relation d’ordre entre signatures » (Alain de Libera, Penser au Moyen Âge)
  • De nouveau « Qu’est-ce qu’un auteur ? » : Michel Foucault critique de lui-même
  • La « fonction-auteur » au Moyen Âge : auctor, actor, autor (Marie-Dominique Chenu)
  • L’invention des opera omnia : Martino Corbo et le rassemblement des manuscrits ambrosiens au XIIsiècle
  • Quelle fut la part d’Ambroise dans la mise en forme de sa mémoire textuelle ? La Correspondance comme collection épistolaire
  • « Cette lettre que j’échange avec toi est un premier essai que j’insérerai, si tu en es d’accord, dans les livres de mes lettres (Libros nostrarum epistularum) » (Epist. 32)
  • Ambroise, son réseau et ses folowers : des dédicataires davantage que des correspondants
  • Comprendre la varietas dans la composition des dix livres de la Correspondance
  • Un exemple : le livre 10 et l’insertion de l’éloge funèbre de Théodose entre deux lettres (76 et 77) à Marceline faisant le récit du conflit des basiliques (d’après Gérard Nauroy)
  • Les noms des œuvres : enquête codicologique et inventaires de bibliothèques
  • Le « nom d’anonyme » comme fiction du nom propre : Ambrosiaster
  • Érasme, les Mauristes et la Patrologie latine de Migne : la transmission fantôme
  • Pourquoi les faux circulent-ils souvent plus et mieux que les authentiques ? Le cas des Soliloquia d’Augustin (d’après Eligius Dekkers), ou comment l’on préfère l’imitation à l’original
  • La « guerre froide » des fausses attributions : une controverse entre Lancelot d’Andrews, évêque d’Ely et le cardinal Jacques du Perron
  • « Voilà le paradoxe qui affecte la formation comme la transmission du canon : on ne peut avoir de texte immuable qu’avec l’aide d’un médium [l’écriture] qui, dans d’autres contextes, invite à la dé-canonisation » (Jack Goody, « La canonisation dans les traditions orales et écrites », dans Pouvoirs et savoirs de l’écrit)
  • Jan Assmann et la Mémoire culturelle : l’énergie vitale du commentaire, comme « variation disciplinée ».