Comment oublier Ambroise ?

  • Francesco Sforza, 26 février 1450 : l’entrée du condottiere
  • Les trahisons nécessaires de l’entrepreneur de guerre : une pelote embrouillée d’intrigues imprévisibles mais compréhensibles
  • Quelques règles d’action : fortuna et virtus
  • Conquête militaire, acclamation populaire et continuité dynastique : la triple légitimité d’un équilibre politique
  • 25 mars 1450, la seconde entrée de Francesco Sforza : mais où est Ambroise ?
  • La mémoire infréquentable et la « grave question du nom » : « Ne jamais traiter comme un accident la force du nom dans ce qui arrive, se fait ou se dit au nom de la religion » (Jacques Derrida, Foi et savoir)
  • Retour à la source : De rebus gestis Francisci Sfortiae commentarii de Giovanni Simonetta
  • Le genre des Commentaires et le souvenir césarien
  • Portrait en pied d’un virtuose de l’activité politique
  • Éloge du calcul et de la dissimulation : l’entrée du 25 mars, ou l’art de se faire attendre
  • Peut-on vraiment manipuler le souvenir ? Une machina memorialis sans machiniste
  • Nicole Loraux, La cité divisée. L’oubli dans la mémoire d’Athènes (1997) : amnistie, amnésie et damnatio memoriae
  • L’occultation prudente du souvenir ambrosien jusqu’en 1466 : une latence iconographique
  • Les processions civiques détournées vers l’église Sant’Ambrogio ad Nemus et capturées dans l’espace palatial
  • Paul Ricœur et « l’oubli d’indisponibilité »
  • Quand Ambroise circule sous des noms d’emprunts : revival chevaleresque et culte de saint Georges
  • « Le véritable oubli n’est peut-être pas le vide, mais le fait de mettre immédiatement autre chose à la place d’un lieu autrefois habité, d’un ancien monument, d’un ancien texte, d’un ancien nom » (Régine Robin, La mémoire saturée)
  • La reconquête princière du souvenir ambrosien : Bramante et les chapelle gentilices de la basilique Sant’Ambrogio
  • À San Pietro in Gessate : le grand cycle ambrosien de la Chapelle Griffi
  • Le jugement d’Ambroise et le pouvoir de vie et de mort : une image de la souveraineté
  • Après 1474, l’imprimerie et l’invention humaniste du passé ambrosien
  • Ambroise devient un auteur antique : la séparation entre l’ancien et le moderne
  • Une autre séparation, de nature politique : l’absolutisation d’un pouvoir faible
  • 1476, le début de la mauvaise saison des assassinats politiques
  • Lecture rituelle du meurtre de Galeazzo Maria Sforza (26 décembre 1476) : régénérer dans le sang du tyran un pacte politique rompu
  • Le serment ambrosien des conjurés
  • En 1483 à nouveau, un projet d’assassinat le jour de la saint Ambroise (7 décembre) et la vengeance froide de l’État
  • Torturer en secret : le modèle souverain de l’Ergastolon dans le Trattato di architettura de Filarete
  • La poursuite d’une séquence anti-princière au nom d’Ambroise : la brèche n’est pas colmatée
  • La rupture princière : qu’est-ce que l’absolutisation du pouvoir ?
  • Mémoire médiévale et oublieuse Renaissance.