Le cas Bernabò, 4. L'histoire au feu de la fiction

  • Pietro Azario, Liber Gestorum in Lombardia : quand une nouvelle s’invite dans le récit d’un chroniqueur
  • Bernabò Visconti et le paysan de Melegnano, ou l’impassibilité péricléenne
  • Destin littéraire de la « pseudo-nouvelle » : de Pietro Azario au Lamento
  • Avant la peste de 1361 : appétit d’histoire et tyrannie de la mort
  • Éloge de la variante (Bernard Cerquiglini, 1989) et Feu des manuscrits (Alain Boureau, 2018)
  • Histoire d’une curiosité : Pietro Ginori Conti, entrepreneur, sénateur et collectionneur (Novelle inedite intorno a Bernabò Visconti, Milan, 1940)
  • Trois mains, deux ensembles textuels : description codicologique d’un manuscrit composite
  • De la Storia di Firenze de Goro Dati aux six chapitres d’acquisition de la ville de Pise par Florence en 1406
  • Le pont, l’âne et le paysan trop galant : la première nouvelle du recueil anonyme, les Ghiribizzi de Rofia et les Facéties de Domenichi
  • La neuvième nouvelle ou la beffa d’Ezzelino da Romano réattribuée à Bernabò Visconti
  • Faux indigents et vrais trésors de l’Église : retour sur un hymne ambrosien (Apostolorum supparem)
  • Sur une articulation codicologique entre chronique et nouvelle : Perchè quasi nel prencipio du questo libro si tratta alchuna chosa di messer Bernabò de’ suoi notabili, qui apresso ne se dirà alchuni che non sono schritti là, e però ne faremo menzione qui apreso chome nella seghuente faccia 63 seghuirà. In questo a c. 6
  • Goro Dati et la florentina libertas, « contra et adversus Ducem Mediolani » (Luciano Pifffanelli)
  • « Car telle était sa miséricorde qu’il punissait plus sévèrement, pour une même faute, le riche et le puissant que le pauvre » (Goro Dati)
  • « Superbe, furieux, cruel et luxurieux » (Paolo Morigia, 1595) : portrait des Visconti en débauchés, de Matteo Villani à Bernardino Corio
  • Bernabò Visconti et Regina della Scala, couple politique
  • Le fantôme de Bernarda Visconti, spectre de la femme adultère (Elisabeth Crouzet-Pavan et Jean-Claude Maire Vigueur, Décapitées. Trois femmes dans l’Italie de la Renaissance, 2018)
  • Jacob Burckhardt et l’État considéré comme une œuvre d’art, « comme une création calculée, voulue, comme une machine savante »
  • « Chose singulière ! L’époque brillante de l’Italie finit au moment où les petits tyrans sanguinaires furent remplacés par des monarques modérés » (Stendhal, Rome, Naples et Florence)
  • « L’un avait nom Galiache/L’autre Bernabò on nommait/que l’on craignait plus qu’on aimait » (Christine de Pizan, Livre de mutacion de fortune)
  • Bernabò Visconti est un garçon formidable (metus, terror, formido : lexique de la peur)
  • Le gouvernement de la grâce et « l’aptitude à raconter » (Natalie Zemon Davis, Pour sauver sa vie. Les récits de pardon au XVIe siècle, 1988)
  • Novellistica et prédicateurs (Carlo Delcorno et Lucia Battaglia Ricci)
  • « Et j’avoue que ces « nouvelles », surgissant soudain à travers deux siècles et demi de silence, ont secoué en moi plus de fibres que ce qu’on appelle d’ordinaire la littérature… » (Michel Foucault, La vie des hommes infâmes, 1977).