La barrière hémato-encéphalique, protection du dernier sanctuaire, force et fragilité en présence des pathogènes bactériens et viraux

La barrière hémato-encéphalique, protection du dernier sanctuaire, force et fragilité en présence des pathogènes bactériens et viraux

Le cinquième cours était intitulé « La barrière hémato-encéphalique, protection du dernier sanctuaire, force et fragilité en présence des pathogènes bactériens et viraux ». Comme la barrière placentaire, la barrière hémato-encéphalique correspond à une monocouche de cellules endothéliales, voire épithéliale au niveau des plexus choroïdes. Elle peut de ce fait être considérée comme potentiellement extrêmement fragile en regard de sa responsabilité de gardienne de l’intégrité du système nerveux central et relativement facile à subvertir pour un pathogène. Ce n’est pas le cas. La vascularisation cérébrale est marquée par le maintien d’uneimperméabilité très stricte de la monocouche endothéliale et un contrôle très serré du passage des molécules. Ce cours a néanmoins permis de montrer comment les grands pathogènes bactériens et viraux responsables de méningites et de méningo-encéphalites assurent leur passage à travers la barrière hémato-encéphalique. Un certain nombre d’inconnues persistent néanmoins, qui ont été soulignées. La compréhension de ces mécanismes est essentielle à l’amélioration des approches thérapeutiques et préventives. De plus, la compréhension des mécanismes de subversion par les pathogènes permet de mieux comprendre certains aspects de la physiologie du passage de molécules dans le sanctuaire que représente le système nerveux central.