La plume, l'atelier typographique et la scène dans l'Europe de la première modernité (XVIe-XVIIe siècles)

Le cours a été consacré à un mot, ou plutôt deux : sprezzatura et curiosité. Dans les années précédentes, l’attention s’était portée sur les migrations textuelles qui assurent le passage d’une œuvre d’une langue à une autre (avec la traduction de l’Oráculo manual de Gracián par Amelot de la Houssaie), d’un genre à un autre (avec les adaptations théâtrales de Don Quichotte), ou d’un horizon d’attente à un autre (avec les vies successives de la Brevissima relación de Las Casas). En réduisant l’échelle de l’analyse, le cours a voulu montrer le défi lancé aux traducteurs et aux lecteurs par l’introduction de mots nouveaux ou ambigus et pourtant essentiels pour les sociétés de la première modernité. Il fallait donc commencer avec le Livre du courtisan de Castiglione qui propose en 1528 un mot nouveau pour désigner la singularité du courtisan : sprezzatura.

 

Lire la suite du résumé des cours

Résumé  [110.0Ko]