Mélanie STRAUSS

Apprendre se traduit au niveau cérébral par la formation de nouvelles connections synaptiques entre les neurones. Cette plasticité synaptique est particulièrement importante pendant l’enfance, où elle est associée à un développement majeur du cerveau jusqu’à maturité. Le sommeil, dont les caractéristiques physiologiques évoluent avec l’âge, joue un rôle fondamental dans ces processus de plasticité cérébrale et de maturation. En plus du développement cérébral global, il permet nuit après nuit la consolidation des apprentissages acquis au cours de la journée. Il est à la base de la mémorisation à long terme, des apprentissages implicites, des capacités d’abstraction et de généralisation des connaissances, ou encore du bon fonctionnement des fonctions exécutives. Une durée insuffisante de sommeil, la privation d’une sieste ou un décalage des rythmes veille-sommeil peuvent ainsi s’avérer délétères sur les apprentissages de l’enfant.