Michel FAYOL

La formation des enseignants tirerait grand bénéfice à s'inspirer largement des apports des sciences cognitives. Elle pourrait le faire d'une part, en se référant aux bilans des études scientifiques portant sur les acquisitions et apprentissages disciplinaires (par exemple l'orthographe ou les mathématiques) et, d'autre part, aux synthèses abordant (entre autres) les questions relatives à la mémoire ou à l'attention ainsi qu'aux troubles affectant ces capacités. Toutefois, enseigner est une pratique : les savoirs, quelles que soient leur précision et leur qualité, ne suffisent pas. Des savoir-faire sont indispensables pour lesquels les sciences cognitives sont susceptibles d'apporter une contribution. Ainsi, l'élaboration des progressions, la conduite des séquences d'enseignement, l'élaboration d'exercices pourraient elles aussi s'inspirer des acquis de la recherche. Ce sont ces thèmes qui seront développés au cours de mon exposé.