« Démonisation » dans le sud-ouest de l'Asie Mineure et en Égée : un cas particulier ?

Le séminaire a abordé des témoignages épigraphiques de la fin de la période classique au début de la période hellénistique qui évoquent des cultes rendus à des daimones que l’on peut appeler « personnels ». Concentrés autour de l’Égée et en Asie Mineure, ces cultes peuvent comporter des sacrifices rendus au daimon, voire au « Bon Génie » d’un couple ou d’individus, et ceci, que ces derniers soient vivants ou défunts. Plusieurs de ces documents ont été mis à l’étude. Au final, on s’est interrogé sur le fait de savoir si ces spécificités géographiques et chronologiques ne voilaient pas un phénomène plus large. La question des origines de cette pensée « démonique » demeure inévitablement insoluble mais mérite néanmoins d’être posée : quelle pouvait être la part du savoir « ionien » en la matière (Héraclite, etc.) et notre recherche peut-elle même faire des détours par d’autres courants de pensée (perse, anatolien, etc., et en faisant écho notamment à Rome, le sujet de la présentation de John Scheid, cf. infra) ?