Amphithéâtre Marguerite de Navarre, Site Marcelin Berthelot
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Résumé

C’est dans le fragment 169 de Pindare que l’appellation nomos-basileus apparaît. Dans ce poème, deux des travaux d’Héraclès sont les « témoins » de l’action de ce nomos-roi « de tous, hommes et dieux », qui « commande en rendant juste ce qui est le plus violent ». Ce nomos est l’ordonnancement du monde auquel Zeus préside, un ordre que célèbre Héraclès dans la 1re Néméenne, au moment où il obtient sa propre part d’honneur qu’est l’immortalité sur l’Olympe. Parmi les humains – puisque Pindare fait du nomos le roi de tous, qu’ils soient hommes ou dieux –, ce sont les sociétés qui sont l’arène où se déploie le nomos. C’est une telle arène que dessine l’Antigone de Sophocle, avec le nomos au cœur du drame qui se joue entre Créon et sa nièce, et dont les ambiguïtés sont analysées.