Ursula Bassler

Ursula Bassler est présidente du conseil du CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire à Genève, et chargée de mission pour la parité et le rayonnement scientifique à l’Institut de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS depuis le 1er janvier 2019.

À la suite de son doctorat obtenu en 1993 à l’université Pierre-et-Marie-Curie, ses activités de recherche en physique des particules sont dédiées à l’étude de la structure du proton et des propriétés du quark top ainsi qu’aux instruments nécessaires à ce champ de recherche. Elle a participé à des collaborations internationales regroupant plusieurs centaines de scientifiques auprès de collisionneurs de particules en Allemagne (HERA à DESY, Hambourg) et aux États-Unis (TeVatron à Fermilab, près de Chicago). Par la suite, elle a dirigé le service de physique des particules au CEA-IRFU (2007-2013), avant d’être nommée directrice scientifique adjointe pour la physique des particules et le calcul à l’IN2P3 puis directrice adjointe de l’Institut entre 2016 et 2018.

Résumé

Le CERN : recherche et innovation auprès d’une grande infrastructure de recherche

Le 4 juillet 2012, la découverte du boson de Higgs est annoncée au CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire à Genève. La nouvelle fait la une des journaux du monde entier et le CERN devient dès lors le symbole du succès de la « big science ».

En effet, depuis 65 ans, la plus grande infrastructure de recherche jamais construite s’élève au CERN, incorporant progressivement des installations à la pointe de la technologie pour sonder au-delà des limites du possible la structure de l’infiniment petit et faire avancer nos connaissances de l’origine et de l’évolution de l’Univers.

Aujourd’hui plus de 13 000 utilisateurs bénéficient des infrastructures du CERN pour y effectuer leurs recherches. Ensemble avec le personnel hautement qualifié du centre et les entreprises innovantes qui les accompagnent, ils forment un écosystème technologique de pointe qui améliore sans relâche les installations afin de répondre à des exigences expérimentales toujours plus extrêmes : obtenir des mesures chaque fois plus précises, produire des collisions à des énergies de plus en plus hautes, et gérer des quantités de données toujours plus importantes.

Les travaux sur la future stratégie européenne de la physique des particules sont en cours et leurs conclusions seront présentées au printemps 2020. Les questions posées sont multiples et cruciales : quelle direction privilégier pour permettre des avancées scientifiques majeures dans ce siècle ? Comment répondre aux défis technologiques posés ? Quelle place pour le CERN et l’Europe dans un projet d’envergure mondiale ?