RMN en phase solide et cristallographie : une frontière commune

La saga de la Résonance Magnétique Nucléaire (RMN), initiée par les pères fondateurs Rabi, Bloch et Purcell, se poursuit de manière ininterrompue et florissante. À la croisée de la physique, de la chimie (Ernst), de la biologie structurale (Wüthrich) et de l’imagerie médicale (Lauterbur, Mansfield), la RMN ne cesse de pénétrer plus avant tous les champs scientifiques et les récentes percées en méthodologie, instrumentation, théorie du signal et applications potentielles servent de véritables points d’ancrage à de multiples communautés, y compris industrielle. Il en résulte des collaborations interdisciplinaires originales et fructueuses. Un exemple de telles collaborations est celui de la RMN Cristallographie qui combine harmonieusement les forces respectives de la diffraction des rayonnements, des calculs de premiers principes et de la RMN.

Le problème central de la RMN reste cependant sa faible sensibilité intrinsèque. De manière acharnée, les chercheurs de tous horizons proposent des solutions de plus en plus sophistiquées pour contourner ce qui peut être considéré comme le « dernier problème majeur » en RMN.

Au cours de cette présentation, nous aborderons l’ensemble des thématiques évoquées ci-dessus en nous appuyant tout particulièrement sur des exemples en lien avec les matériaux du patrimoine.