Conclusions

Au moment de conclure ces deux années de cours, on revient sur l’importance du point de vue adopté dans les documents invoqués pour comprendre la catégorisation du monde suprahumain en Grèce ancienne. Selon que l’on aborde la problématique du point de vue de l’acteur du culte qui interroge un oracle ou rédige une dédicace, du point de vue d’Homère qui fait agir les dieux au sein d’une intrigue, d’Hésiode qui les fait naître au monde, de Pausanias qui visite un lieu de culte et tente de comprendre qui y est honoré ou encore du point de vue de Platon rêvant sa cité idéale, l’usage des termes theos, daimōn, hērōs connaît d’intéressantes fluctuations. La porosité entre les termes s’y trouve attestée une fois encore, même si certaines tendances se dessinent, au-delà des inévitables intersections d’un système fluide et non dogmatique.