Des réseaux de puissances en action : la poésie hellénique à l'épreuve du polythéisme

Le monde suprahumain, en Grèce ancienne, est non seulement pluriel, mais également complexe et mobile. Une promenade à travers un petit corpus de textes méliques et hymniques, du « Brothers Poem » de Sappho à l’hymne de Palaikastro, a servi de fil conducteur pour interroger les configurations polythéistes à l’œuvre dans ces poèmes : l’attention s’est notamment portée sur la manière dont les poètes articulent entre elles les puissances mobilisées (divinités « majeures », divinités « mineures » ou daimones, divinités « personnelles » et « personnifications divines »), sur les renseignements que de telles articulations conjoncturelles peuvent offrir quant à leurs statuts respectifs et, enfin, sur le caractère problématique de toute classification trop rigide.