Amphithéâtre Maurice Halbwachs, Site Marcelin Berthelot
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Résumé

Suivant les avancées de la sociologie historique, l’étude de la cour pharaonique en tant qu’institution sociale distincte a introduit, depuis quelques années, un courant nouveau dans les recherches égyptologiques. Basés sur le concept de société de cour, ces travaux ont amplement élargi notre champ de réflexion sur le mécanisme curial égyptien aux époques classiques et sur le rôle-clé du système des « faveurs » dans l’ajustement du protocole palatin ainsi que dans l’équilibre des rapports sociaux entre le pharaon et ses sujets. Dans ce domaine, l’époque saïte, sans doute la plus importante et la plus riche de l'Égypte du Ier millénaire av. n.è., reste peu explorée. De nombreuses études ont contribué à montrer les aspects historiques, politiques ou culturels du pouvoir saïte et la complexité de ses institutions sans traiter pour autant la structure de la cour royale comme un sujet à part entière.

Cette communication vise ainsi à présenter un aperçu du fonctionnement de la cour des rois saïtes dans son acception sociale. Nous aborderons, dans un premier temps, la cour comme Maison du souverain afin d’éclairer l’ensemble des activités et des espaces privés et officiels qui caractérisent la « vie de cour » dans son organisation interne. Ensuite, nous évoquerons la cour dans sa fonction d’outil de représentation et de communication du pouvoir : ce sont notamment les impacts de « l’étiquette » et des modes de distinction dans le maintien du système hiérarchique de la cour qui seront exposés. Enfin, la cour étant le centre de fréquentation des élites et le foyer de la vie sociopolitique et culturelle du pays, nous dresserons un tableau général des différentes catégories de courtisans et de leurs modalités d’accès au palais et aux rangs de la cour.

Speaker(s)

Sépideh Qaheri

Collège de France