03 Mar 2011
11:00 - 12:00
Salle 2, Site Marcelin Berthelot
En libre accès, dans la limite des places disponibles
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Trois grands moments marquent la rhétorique dès ses origines. Le moment platonicien qui insiste sur le rôle de l’auditoire (manipulation des esprits) ; le moment aristotélicien qui met l’accent sur le raisonnement et le langage ; le moment cicéronien qui fait partir l’usage rhétorique dans la crédibilité et la vertu de l’orateur, (souvent liée, pour les Romains, à sa place dans la hiérarchie sociale). Respectivement, ces trois dimensions ont défini à jamais le rôle du pathos, du logos et de l’ethos en rhétorique. Comment définir celle-ci aujourd’hui pour inclure tous ces points de vue ? C’est là le rôle (et l’attrait) d’une approche centrée sur les questions à affronter comme mesure de la distance entre les individus. La rhétorique a pour objet de la négocier. L’aspect unificateur du questionnement permet de structurer le pathos, le logos et l’ethos, c’est-à-dire autrui, le monde et le soi, au sein d’une conception qui intègre toutes les définitions de la rhétorique données par le passé.