14 jan 2015
16:30 - 17:30
Amphithéâtre Maurice Halbwachs, Site Marcelin Berthelot
En libre accès, dans la limite des places disponibles
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Ce deuxième cours était dédié aux galaxies elliptiques, et à la détermination de la quantité de matière noire qu’elles abritent. Ces galaxies apparaissent comme des sphéroïdes aplatis, mais ne sont pas aplaties par rotation, comme on pourrait le penser de prime abord. L’aplatissement est dû à l’anisotropie de la dispersion de vitesses des étoiles, sans doute provenant de la formation de ces systèmes, par fusion de galaxies spirales plus petites. En l’absence de rotation, c’est la dispersion de vitesses qui doit nous aider à quantifier la matière noire. Mais cette tâche est beaucoup plus difficile que pour les galaxies spirales, car les vitesses se moyennent sur la ligne de visée, et l’on ne sait pas dé-projeter les elliptiques. Sont-elles des sphéroïdes aplatis comme des galettes (deux grand-axes égaux), ou bien allongés comme des cigares (deux petit-axes égaux), ou même sont-elles des systèmes triaxiaux ? Une revue est faite des divers diagnostics qui nous permettent de mieux cerner cette forme : rotation des isophotes, quantité de rotation par rapport à la dispersion de vitesses mesurée par effet Doppler. Statistiquement, les problèmes de projection peuvent s’éliminer. Les statistiques font apparaître des relations d’échelle, notamment la relation de Faber-Jackson, très similaire à celle de Tully-Fischer pour les spirales, mais où la dispersion remplace la rotation.