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L’évolution de l’humanité a toujours été fortement liée au développement de la « science » des matériaux. Les âges de la pierre et du fer, de l’écriture et de ses supports, de la machine à vapeur, ont fortement influencé les modes de vie des sociétés humaines. Le XXsiècle a vu naître les technologies du silicium et le développement de la microélectronique qui a généré et propulsé les technologies de l’information et de la communication. Le XXIsiècle est celui des nanomatériaux, des nanosciences et des nanotechnologies. Désormais les nanosciences et les nouveaux matériaux vont devoir répondre aux grands défis de l’humanité, en particulier ceux concernant l’énergie, l’environnement, l’eau et la santé. Les solutions devront être à la fois respectueuses de l’environnement, de l’humanité et économiquement acceptables. Sans aucun doute, la bonne gestion des nombreuses interfaces de la science des matériaux avec l’énergie, l’environnement, la santé, les technologies de la communication est déterminante pour la réussite des grands défis sociétaux auxquels nous sommes confrontés. Dans ce contexte, la création d’un ensemble de cours illustrant les interfaces entre la science des matériaux, la biologie et la médecine me semblait opportune pour deux principales raisons. L’une, pragmatique, est associée au besoin important de trouver des solutions optimum pour le dépistage et le traitement efficace des maladies graves. L’autre, plus idéaliste, est associée au soutien et à l’épanouissement de l’école de pensée qui a germé à la fin du siècle dernier et qui concerne les démarches biomimétiques et bio-inspirées associées à une analyse des systèmes dans leur globalité.