29 oct 2018
11:00 - 12:00
Amphithéâtre Marguerite de Navarre, Site Marcelin Berthelot
En libre accès, dans la limite des places disponibles
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Résumé

Les premières années du règne de Samsu-iluna sont mal connues. Du point de vue des sources, nous sommes handicapés du fait que nous n'avons pas de correspondance de Samsu-iluna équivalente à ce qu'on possède pour Hammu-rabi. Envoyées par Hammu-rabi, nous avons quelques lettres dans le palais de Mari, mais surtout plus de 200 lettres envoyées à Larsa après l'annexion babylonienne : la moitié adressées au gouverneur Sin-iddinam, l'autre moitié au responsable du domaine royal, Šamaš-hazir. Rien de tel pour Samsu-iluna, sans qu'on sache exactement pourquoi. La seule explication possible est qu'il remplaça Sin-iddinam et Šamaš-hazir par d'autres personnes qui gardaient leurs archives dans leurs demeures, épargnées par les fouilles clandestines.

L'entourage du roi comportait à la fois sa famille et les hauts dignitaires du royaume. Pour ce qui est de sa famille, le dossier a été vite examiné : il est vide. Nous ignorons qui furent sa mère, ses épouses, ses enfants (à l'exception de son successeur Abi-ešuh). Un seul texte nous permet d'avoir une idée de l'entourage de Samsu-iluna : il s'agit d'un document daté de l'an 8 par lequel le roi vendit un champ de 185 arpents à une religieuse-nadîtum de Sippar, pour la somme importante de 10 mines d'argent[1]. On y trouve en tête des témoins Marduk-mušallim, qualifié de šâpir rêdê, une sorte de généralissime. Il est suivi par un personnage nommé Sumu-Hammu, qui pourrait avoir été un neveu du roi. Puis vient le ministre de l'Économie (šandabakkum), nommé Nabium-malik ; il est suivi par un personnage sans titre mais au nom sumérien éloquent, Namtilani-idu, qui signifie « Sa vie (i.e. celle du roi) est bonne ». Viennent ensuite deux chefs des barbiers, Sagil-mansum et Ea-reṣušu. On trouve ensuite un intendant (šandabakkum) du palais, Damiq-Marduk, puis deux ministres-šukkallum, Adad-ili et Hadanšu-likšud. Là semble s’arrêter la liste de l’entourage royal, la suite mentionnant des autorités locales de Sippar.