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Ce colloque s’est tenu les 10 et 11 mai 2012 dans le cadre du séminaire du professeur Michel Zink, du programme de recherche financé par son prix Balzan 2007 et des activités de l’Institut d’études littéraires du Collège de France.

Présentation

Le titre de ce colloque est emprunté à celui d'un beau livre récent, D'autres vies que la mienne. Écrire dans une langue qui n'est pas sa langue maternelle est un acte lourd de signification. Un écrivain peut choisir une autre langue que la sienne, comme l'ont fait de nombreux poètes ou romanciers, du Moyen Âge à l'époque contemporaine ; il peut aussi y être contraint. Mais dans de nombreuses civilisations et à de nombreuses époques la vie intellectuelle et la littérature ont eu recours avec une sorte d'aisance naturelle à une langue étrangère ou apprise : le grec pour les Romains, le chinois pour les Japonais, le latin pour l'Occident médiéval. Écrire dans une autre langue, c'est s'arracher à soi-même, mais c'est aussi être conduit à se situer plus précisément par rapport aux questions qui se posent à chaque écrivain, si, comme l'écrit Proust, « les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère ».

Résumé

Ce colloque portait sur les écrivains qui, par choix ou par nécessité, écrivent dans une langue qui n’est pas leur langue maternelle.

Après avoir souligné que ce colloque entrait en résonance avec celui qui l’avait précédé dans le même programme, expliqué la référence de son titre au roman d’Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne, et montré comment les communications qui allaient être prononcées couvraient les divers aspects de la question, Michel Zink, dans son exposé d’ouverture, a insisté, en se fondant sur le De vulgari eloquentia de Dante, sur le sens de la liberté dont jouissait l’écrivain médiéval dans le choix de sa langue.

Programme