Le commerce entre l'Empire romain, l'Arabie et l'Inde à la lumière des fouilles archéologiques dans le désert oriental d'Égypte

Le cours de 2013-2014 débute une série qui ambitionne de faire le point des recherches archéologiques effectuées depuis trente ans dans le désert oriental d’Égypte par des équipes de plusieurs nationalités. Une équipe française, dirigée par H. Cuvigny (CNRS), a conduit des fouilles sur les carrières du Mons Claudianus et de Domitianè et sur les forteresses de l’armée romaine égrenées le long des routes caravanières reliant le Nil à la mer Rouge (figure 1). Les équipes anglaises conduites par D. Peacock, V. Maxfield et L. Blue ont été responsables de travaux sur les carrières de porphyre du Mons Porphyritès, sur le port de Myos Hormos à Qusayr al-Qadim et sur le port d’Adoulis au Soudan. Une équipe américaine a réalisé des recherches sur le port de Myos Hormos à la fin des années 1970 sous la direction de D. S. Whitcomb et J. H. Johnson, une autre, dirigée par C. Meyer, a travaillé sur les mines d’or du wâdî al-Fawakhir à l’époque byzantine. La ville de Coptos a été l’objet de nombreux travaux de l’Institut français d’archéologie orientale (sous la direction de C. Traunecker et de L. Pantalacci), de l’université du Michigan (sous la direction de H. Wright et S. Herbert) et du Sea Power Centre (Australie, sous la direction de G. Gilbert). Enfin, S. Sidebotham et ses collaborateurs ont sillonné le désert, multipliant les prospections et les découvertes, avant de fouiller, de 1994 à 2014, le port ptolémaïque et romain de Bérénice.

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