Bibliothèques et archives
Publié le 14 novembre 2022
Fuxi, patriarche mythique de la médecine chinoise

Légende de l'illustration (haut de page) : Fuxi, patriarche mythique de la médecine chinoise. Herbier dit Herbier Lasteyrie (cl Georges Chatelain).

Bicentenaire de la Société asiatique 1822-2022. Raretés de la bibliothèque.

Exposition organisée au Collège de France du 29 novembre 2022 au 13 janvier 2023, accessible gratuitement du lundi au vendredi, de 10 h à 18 h (l'exposition est fermée les week-ends et jours fériés).

La Société asiatique a été fondée en 1822 et se place parmi les plus anciennes institutions associatives françaises. Née dans le mouvement d’enthousiasme suscité par les premières conquêtes de l’orientalisme scientifique : déchiffrement d’écritures, résurrection de monuments et comparaison des langues, cette société savante a traversé les XIXe et XXe siècles, en liaison étroite avec l’Académie des inscriptions et belles-lettres et le Collège de France.

Logo Société asiatique

La bibliothèque constituée par la Société asiatique dès les premières années de son existence s’est enrichie au fil des ans de legs et de dons. Elle compte aujourd’hui plus de 100 000 volumes imprimés et de plus de 1 900 périodiques. À l’occasion de ce bicentenaire, 90 des ouvrages les plus rares sont présentés au public. Ils couvrent tous les domaines de l’orientalisme et sont répartis par grands thèmes : histoire de la Société asiatique, études religieuses, géographie et voyageurs, linguistique, enfin histoire. La manifestation s’achève par une dernière section consacrée à 20 précieux documents asiatiques, certains étant illustrés. L’ensemble atteste de l’intérêt universaliste de la Société.

Outre 2 essais concernant l’histoire de la Société asiatique, le catalogue comprend les biographies de 23 des plus importants orientalistes français.

Parmi les documents présentés, on remarquera notamment d’intéressants récits de voyage des XVIIe et XVIIIe siècles, les premiers dictionnaires de langues rares comme le mandchou ou le cam, des traductions de livres de piété catholiques en arménien et en mongol, des manuscrits et des imprimés anciens en sanscrit, en cam, en chinois, en écriture lolo et en japonais. Les 2 œuvres les plus précieuses sont sans conteste un édit d’anoblissement sino-mandchou (1735) et un herbier chinois illustré à usage médicinal, copie fidèle datée du XVIIIe siècle d’un ouvrage du XVIe siècle, ouvrage offert à la Société lors de sa première séance, le 1er avril 1822.

L’exposition est organisée dans les murs et avec le soutien du Collège de France.

  • Foyer du Collège de France
    11, place Marcelin-Berthelot
    75005 Paris

Le dieu hindou Gaṇeśa, illustration d’un manuscrit du Bhāgavata Purāṇa (cl. Georges Chatelain)