23 mai 2014
10:00 - 10:25
Amphithéâtre Marguerite de Navarre, Site Marcelin Berthelot
En libre accès, dans la limite des places disponibles

Intervenant(s)

Hervé Le Bras, EHESS, INED, Collège d'études mondiales
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Les projections de la population mondiale sont effectuées depuis 1963 par la division de la population des Nations Unies en liaison avec les services statistiques nationaux. Trois variantes sont calculées. On montrera qu’elles divergent si rapidement qu’elles ne renseignent guère sur le long terme. Les projections de chaque pays ont beaucoup varié de 1963 à 2010. On donnera l’exemple de l’Iran et de la France : 170 millions d’habitants en Iran en 2050 annoncés en 1994. 85 millions maintenant. De même, 60 millions pour la France annoncés en 1994 puis 73 millions en 2010, toujours pour 2050.

Ces variations tiennent en partie à un postulat universaliste des Nations-Unies : à terme, en 2100, il ne devrait plus exister de différences de fécondité ni de mortalité selon le pays et les soldes migratoires seraient devenus tous nuls. Ce présupposé idéologique peu réaliste mais inévitable, étant donnée la mission de paix des Nations-Unies, aboutit à des contorsions politiques dont on donnera un exemple en comparant les trois variantes actuelles de la Chine et des États-Unis.