Présentation
Pendant des décennies, les modèles mathématiques décrivant la propagation des maladies infectieuses ont avant tout été des modèles conceptuels, dont le réalisme pouvait être limité par l’absence des données nécessaires à la caractérisation des processus sous-jacents. Ce colloque explorera comment l’intégration de nouveaux types de données, qu’il s’agisse de données comportementales (par exemple sur la mobilité humaine, sur les réseaux de contacts, sur la perception des risques), biologiques (par exemple avec la sérologie multiplex et les paysages antigéniques) ou épidémiologiques (par exemple sur le suivi numérique des contacts), a révolutionné le champ de la modélisation des épidémies, remettant en question des hypothèses classiquement utilisées et nécessitant la construction de nouveaux modèles.