Cours

Le calame et la croix : la christianisation de l'écrit et le sort de la culture classique dans l'Antiquité tardive (7). Les écoles (4) : L'enseignement professionnel dans le domaine de l'écrit

du au
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À gauche : un moine qui apprend le métier de copiste s’entraîne à dessiner des décorations de livres (VIIe siècle). © Musée copte du Caire. À droite : un apprenti-copiste fait ses gammes (Ve/VIIe siècle). © IFAO.

Présentation

Les investigations que nous avons menées ces deux dernières années sur les écoles monastiques et les écoles coptes ont souligné le phénomène de « professionnalisation » de l'enseignement, à des niveaux où l'on s'attendait à un enseignement généraliste et exempt de toute technicité induite par une quelconque spécialisation. Notre enquête sur l'école dans l'Antiquité tardive devait donc se clore par un dernier volet sur l'éducation professionnelle, d'autant que le sujet est ignoré par les études sur l'enseignement. Nous nous intéresserons aux formations conduisant aux divers métiers liés à l'écrit (intendants, secrétaires de bureaux, copistes, notaires, etc.) en mettant à profit une documentation papyrologique plus prolifique qu'on a pu le croire par le passé. Quelles méthodes suivent-elles ? Quels rapports entretiennent-elles avec l'école généraliste ? Font-elles suite à cette dernière et dans quel contexte ? Que nous disent-elles enfin de la société de l'Antiquité tardive ? De remarquables inédits nous permettront de jeter des lumières nouvelles sur ce sujet où tout reste à faire.

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