Céline Borde est chercheuse postdoctorante en microbiologie au Centre interdisciplinaire de recherche en biologie (CIRB), où elle étudie comment les bactéries s'adaptent à leur environnement. Lors de sa thèse à Lyon sous la direction d'Agnès Rodrigue, elle s'est d'abord intéressée à des mécanismes qui permettent à la bactérie Escherichia coli de détecter les antibiotiques et d'y résister. En parallèle, elle a enseigné à l'INSA de Lyon et à l'université Claude-Bernard Lyon 1.
Aujourd'hui, dans l'équipe du directeur de recherche Olivier Espéli au CIRB, elle cherche à répondre à une question fondamentale : comment les cellules parviennent-elles à produire rapidement les protéines nécessaires à leur survie lorsqu'un changement survient dans leur milieu ? Cette adaptation rapide exige de réorganiser localement la structure de leur génome. En collaboration avec l'IGBMC, ses travaux ont révélé le rôle clé d'un duo de molécules : l'ARN polymérase et la topoisomérase I. Cette dernière agit comme un véritable « capteur » capable de détecter en temps réel les déformations de l'ADN causées par la lecture du génome par l'ARN polymérase. La topoisomérase I peut ainsi rapidement libérer les contraintes mécaniques sur l'ADN, garantissant une bonne transcription et ainsi la production efficace des protéines.
En parallèle de ses recherches, Céline s'investit pleinement dans la vulgarisation scientifique, notamment lors de la Fête de la Science, et s'engage pour la valorisation des jeunes chercheurs au sein du réseau dédié de la Société française de microbiologie (SFM).
Céline Borde est lauréate du prix Delheim 2026, sur proposition du Pr Jean-Jacques Hublin, chaire Paléoanthropologie.