Équipe

Khalid Benhammad, Secrétaire
Tél. 01 44 27 13 95

Manon-Nour Tannous

Manon-Nour Tannous  ̶  chercheuse associée à la chaire

Docteure en relations internationales, maîtresse de conférences en science politique à l’Université de Reims Champagne-Ardenne et chercheuse associée au centre Thucydide (Université Paris-II  ̶  Panthéon-Assas).

Mes recherches portent sur les politiques occidentales envers le monde arabe en général et la Syrie en particulier. J’ai consacré ma thèse de doctorat aux relations franco-syriennes sous les deux mandats présidentiels de Jacques Chirac. Ce travail de recherche visait à comprendre cette période charnière des relations bilatérales entre la Syrie et la France à travers la création d’un concept, celui de « bilatéralisme de levier ». Ce travail a été publié en 2017 aux PUF sous le titre Chirac, Assad et les autres, les relations franco-syriennes depuis 1946.

Depuis 2011, par ma connaissance du terrain syrien, j’ai pu produire un ensemble d’analyses sur le conflit, analysant d’une part, en prolongement de ma thèse, la politique française sur la crise syrienne, et d’autre part les négociations multilatérales et le processus politique.

Je suis par ailleurs présidente du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO), association destinée à assurer la visibilité des travaux des jeunes chercheurs lors de colloques internationaux, et à les accompagner dans la construction de leurs recherches lors de séminaires accueillis à la chaire Histoire contemporaine du monde arabe. Je suis enfin rédactrice en chef de la revue Maghreb Machrek, revue académique sur les mondes arabes et musulmans.

Matthieu Rey

Matthieu Rey  ̶  chercheur associé à la chaire

Agrégé en histoire, arabisant, disposant de connaissances en persan et en zoulou, je suis chargé de recherche au CNRS, associé au Collège de France et à Wits University (Johannesburg). Mes travaux portent sur une lecture comparée des phénomènes politiques au XIXsiècle au Moyen-Orient et en Afrique australe. Ils visent à comprendre comment, depuis le début de l’époque contemporaine (XIX-XXsiècle) un nouveau rapport se forme entre puissances publiques et territoires donnant naissance à des identités politiques. Ils s’appuient sur mes travaux de thèse, portant sur le parlementarisme en Irak et en Syrie, publiés à AUC Press (When the Parliaments ruled the Middle East) et sur la monographie de la Syrie conduite dans le cadre de ma position au Collège de France entre 2014 et 2016 (Histoire de la Syrie, XIX-XXIsiècle).

Le long terrain réalisé en Syrie de 2009 à 2013 m’a en outre conduit à m’intéresser et publier sur les phénomènes d’élections, de développement ou de guerre froide au Moyen-Orient et de proposer autant que faire se peut, un éclairage scientifique sur les derniers événements de Syrie.

À l’heure actuelle, mes recherches portent plus spécifiquement sur la frontiérisation, ce phénomène de construction permanente de lieux contrôlés par une autorité, dans le cadre de la Syrie et de l’Irak contemporains (zone euphratienne) et de l’actuel Zimbabwe. À cette fin, j’ai obtenu une affectation du CNRS au sein de l’Institut de recherche français à Johannesburg l’IFAS-recherche.

Jalila Sbaï

Jalila Sbaï, Chercheuse associée

Enseignante invitée à Sciences-Po Rabat, Université internationale de Rabat, j’y dispense un enseignement en master 2 intitulé : La politique musulmane de la France et l’islam dans les relations internationales au XXe et XXIe siècles.
Mon doctorat d’histoire, spécialisé en religions et systèmes de pensée (EPHE), a consisté en la mise en évidence de l’articulation chrétienne de la politique musulmane de la France au XIX-XXIsiècle et l’analyse de l’impact de cette articulation sur les politiques suivies par la France dans le monde musulman.
Mes travaux ont essentiellement porté sur les politiques religieuses françaises en contexte colonial et en situation d’émigration. Ils traitent de la problématique de la politique musulmane de la France, de l’islam et de l’émigration maghrébine/musulmane en France.
Mes recherches actuelles tentent de donner une nouvelle lecture de ces problématiques en y intégrant les rapports inter-religieux et intercommunautaires en France et dans le monde arabe ; ainsi que le rôle joué par les orientalistes chrétiens au sein des systèmes universitaire, diplomatique et militaire.
Par ailleurs, j’ai enseigné pendant plusieurs années l’histoire de l’Orient arabe à l’INALCO en tant que moniteur, ATER et assistante du Professeur Henry Laurens.

François Ceccaldi

François Ceccaldi  ̶  doctorant associé à la chaire

Doctorant à l'EHESS en études politiques sous la direction de M. Hamit Bozarslan et M. Henry Laurens, je travaille sur les mutations de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) après la signature des accords d’Oslo en 1993. Dans mon travail de thèse, je me suis particulièrement intéressé aux mouvements d’opposition au sein de l’OLP à partir de 1993, à la réforme de l’organisation et aux initiatives d'unification des factions de l'OLP destinées à créer une troisième voie politique susceptible de concurrencer le Fatah d'une part, et les mouvements islamistes d'autre part.

J’ai eu l’occasion de proposer plusieures analyses sur ces sujets en montrant notamment la situation inédite dans laquelle se trouve le mouvement national palestinien depuis 1993, entre lutte de libération nationale et construction de l’État (« The Palestinian National Movement: Between State-Building and Revolution », Columbia University/2019). Plus spécifiquement, je me suis intéressé au système politique palestinien et aux luttes de pouvoir entre factions (« Retour sur la réunion du CNP de 1996 et sur l’amendement de la Charte de l’OLP », Parlement[s]/2020) ainsi qu’aux évolutions politiques récentes des factions (« le Septième Congrès du Fatah : affirmation d’autorité et perte de légitimité pour M. Abbas », Carnets de l’Ifpo/2017). Mes travaux actuels s’orientent vers une réflexion plus globale sur le pouvoir en Palestine (Confluences Méditerranée/2021).

En dehors des activités de la chaire Histoire contemporaine du monde arabe, je suis également membre du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO), associé à l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo) et chargé d'enseignement à Sciences Po Paris.

Dima Alsajdeya

Dima ALSAJDEYA – doctorante associée à la chaire

Doctorante à l’université Panthéon Assas Paris-II, centre Thucydide – analyse et recherche en relations internationales, je m’intéresse dans le cadre de mes recherches de doctorat, codirigées par le Pr Julian Fernandez et le Pr Henry Laurens, à la place de la question israélo-palestinienne dans la politique étrangère de l’Égypte sous H. Moubarak (1981-2011). Ce travail de recherche vise à comprendre les différentes dimensions de l’implication de l’État égyptien dans les négociations israélo-palestiniennes sur une période de 30 ans. À partir de 2005 et en l’absence d’un véritable processus de négociations israélo-palestinien, les institutions égyptiennes attachent à la question de la réconciliation inter-palestinienne une attention toute particulière. Il s’agit donc d’analyser l’intervention de l’Égypte sur le dossier de la réconciliation comme un élément de continuité de l’engagement de sa politique étrangère sur le dossier israélo-palestinien et un préalable à son règlement.

Dans le cadre de mes recherches sur l’Égypte comme sur la Palestine, j’ai été amenée à intervenir dans des colloques académiques en France et à l’étranger. J’ai pu également produire des analyses publiées dans plusieurs revues dont « L’Égypte et la réconciliation inter-palestinienne : entre divergences d’intérêts et ambivalence des stratégies » (REMMM/2020) et « Retour sur vingt-cinq ans de relations incertaines entre Israéliens, Égyptiens et Palestiniens » (Confluences Méditerranée/2017).

Je suis par ailleurs chargée d’enseignement à Sciences Po Paris, membre du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO) et de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO). Depuis 2016, je suis membre du comité de rédaction de la revue Confluences Méditerranée.

Valérie Stiegler

Valérie Stiegler  ̶  doctorante associée à la chaire

Doctorante à l’université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) en codirection avec le Pr Henry Laurens et le Pr Alya Aglan, je m’intéresse à la politique méditerranéenne de Georges Pompidou durant son mandat présidentiel (1969-1974). Mon travail de recherche vise à mieux comprendre les permanences et les mutations de la politique française dans le monde arabe et méditerranéen durant cette période de transition politique et économique. La crise de 1973 sera un point d’observation pertinent pour en évaluer les retombées. L’objectif est de restituer, à partir de l’étude des archives diplomatiques et présidentielles, la fonction des différents acteurs et de faire émerger, sans omettre l’étude des relations bilatérales « classiques », de nouvelles pratiques diplomatiques. Ce travail m’a conduit à présenter régulièrement des communications en France et à l’étranger autour des thèmes de la guerre froide dans le monde arabe et des politiques occidentales face au monde arabe et méditerranéen. J’ai publié des articles sur la France et la Méditerranée et sur des diplomates de l’époque comme Mahmoud Hamchari et Jean-Bernard Raimond. En complément de ce travail, je participe aux activités du CCMO (Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient) et du Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe –UMR 8138) en qualité de chercheuse associée. J’enseigne, par ailleurs, dans le secondaire (lycée Camille Claudel – Palaiseau).