Actualité scientifique

Découverte des plus anciens « Homo sapiens » (7 juin 2017)

à Jebel Irhoud au Maroc

Jean-Jacques Hublin communiqué de presse

Un pas de plus vers les origines de notre humanité : les découvertes de Jebel Irhoud font reculer les origines de notre espèce de cent mille ans et révèle un scénario évolutif complexe de l’humanité qui implique l’ensemble du continent africain. Elles démontrent qu’il y a trois cent mille ans d’importantes modifications biologiques et comportementales avaient déjà eu lieu chez nos ancêtres directs à travers toute l’Afrique.

Une équipe internationale, dirigée par le Pr Jean-­Jacques Hublin de l’institut Max-Planck d’anthropologie évolutionnaire (Leipzig, Allemagne) et du Collège de France, chaire Paléoanthropologie, et par le Pr Abdelouahed Ben-­Ncer de l’Institut national d’archéologie et du patrimoine (INSAP, Rabat, Maroc), a mis au jour des restes d’Homo sapiens primitifs associés à des outillages de pierre et des restes de faunes à Jebel Irhoud, au Maroc. L’âge de ces découvertes a été déterminé autour de trois cent mille ans. Les fossiles humains de Jebel Irhoud représentent les plus anciennes traces de notre propre espèce connues à ce jour. Leur âge est de cent mille ans supérieurs à celui des plus anciens Homo sapiens connus jusqu’à présent. Ces découvertes font l’objet de deux articles (par Hublin et al. et par Richter et al.) dans le numéro du 8 juin 2017 de la revue Nature.

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