Rencontre « Sciences et Arts en exil »

2 octobre 2019

Face au recul de la démocratie dans le monde le programme PAUSE lance un appel à la mobilisation : Le Programme national d’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil (PAUSE) organise ce 2 octobre 2019 à la Gaîté Lyrique, une rencontre intitulée « Sciences et Arts en exil ».

Sciences et Arts en exil (PAUSE)

La rencontre « Sciences et Arts en exil » organisée le 2 octobre à la Gaîté Lyrique est un appel à la mobilisation des acteurs publics et privés pour accroître la capacité d’accueil du programme PAUSE et améliorer l’accueil et le suivi des lauréats.

Cette soirée sera ouverte par Madame Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Elle réunira des lauréats et des membres du comité de parrainage du programme PAUSE ainsi que des personnalités du monde académique et artistique, tels que, entre autres, Thomas Römer, Administrateur du Collège de France et président du comité de direction du programme PAUSE, Alain Prochiantz, neurobiologiste professeur émérite du Collège de France et co-président du comité de parrainage du programme PAUSE, Patrick Boucheron, historien et professeur au Collège de France et Wajdi Mouawad, auteur, metteur en scène, comédien et directeur du théâtre national de La Colline engagées dans la défense des libertés académiques et artistiques.

Le projet photographique « Regards sur les exils scientifiques contraints d’aujourd’hui », réalisé par le photographe berlinois Pierre-Jérôme Adjedj à partir d’une idée originale de Pascale Laborier, professeure de Sciences Politiques à l’Université Paris Nanterre, sera exposé et un concert d’Orpheus XXI, projet musical lancé par le chef d’orchestre espagnol Jordi Savall, clôturera la soirée.

PAUSE, un bilan positif

Depuis sa création en 2017, le programme PAUSE a permis d’accueillir 200 scientifiques étrangers dans 75 établissements à travers la France, grâce à une forte mobilisation des pouvoirs publics (ministères de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, des Affaires étrangères, de l’Intérieur et de la Culture) ainsi que de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche (Collège de France, CNRS, INSERM, INRA, INRIA, CPU, CDEFI, CNOUS, Universités, Grandes écoles...).

En presque trois ans, PAUSE a connu une augmentation de son financement, provenant de l’État, du Fonds Asile, Migration et Intégration (FAMI) de l’Union Européenne et du secteur philanthropique : Fondation de France, Open Society Foundations, Fondation Bettencourt-Schueller, Fondation d’Entreprise Michelin, Fondation, Fondation CFM pour la recherche... Ces soutiens permettent d’accueillir un nombre croissant de scientifiques en exil au sein des établissements d’enseignement supérieur et de recherche et d’élargir les missions du programme, passant de l’aide à l’accueil en urgence à l’accompagnement en vue d’une stabilisation socio-professionnelle des scientifiques.

Alors que les candidatures de chercheurs en provenance du Proche et du Moyen-Orient se poursuivent, le périmètre géographique du programme s’est élargi à l’Afrique subsaharienne (Burundi, Guinée, République démocratique du Congo...), à l’Asie (Pakistan, Chine...) et à l’Amérique latine (Venezuela, Brésil).