Si, pour les pathologies multifactorielles, on ne peut généralement pas imputer au niveau individuel la survenue d’un cas de pathologie à une exposition spécifique, il est possible, en changeant d’échelle, de quantifier le nombre de cas attribuables à ce facteur dans une population. La généralisation de cette approche des études quantitatives d’impact sanitaire permet de fournir une estimation de l’impact simultané de plusieurs facteurs, de les hiérarchiser, et de réaliser des études coût-bénéfice pour nourrir l’aide à la décision. Nous avons discuté les estimations du fardeau des maladies liées aux facteurs physico-chimiques disponibles, de celles attribuables aux facteurs dits « de style de vie », et certains enjeux méthodologiques de ces études (en lien notamment avec l’évaluation du niveau de preuve et la prise en compte de l’incertitude). Ceci a permis de mettre en perspective l’essentiel des facteurs abordés dans le cours et d’apporter un éclairage sur ce qui pourrait devenir un outil central de l’aide à la décision en santé publique.
10:00 à 11:30
Cours
Une vision globale : le fardeau des maladies attribuable à l'environnement
Rémy Slama