Amphithéâtre Maurice Halbwachs, Site Marcelin Berthelot
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Résumé

Les sciences participatives peuvent être définies comme des formes de production de connaissances scientifiques auxquelles participent – avec des chercheurs/chercheuses – des citoyen(ne)s. Dans ce séminaire, je reviendrai sur l’histoire ancienne de l’implication d’amateurs dans la science pour l’étude de la biodiversité, ainsi que sur la montée en puissance qu’ont connue ces programmes ces dernières décennies. En outre, à travers certains des résultats du programme Vigie-Nature, j’expliquerai la pertinence des sciences participatives pour l’évaluation des différentes réponses de la biodiversité aux changements globaux. Je présenterai notamment comment elles permettent d’évaluer l’impact de la destruction des habitats, du dérèglement climatique, des mesures d'atténuation ou encore des pratiques individuelles de gestion. Enfin, je montrerai comment la participation à ces programmes contribue à modifier les représentations de la nature des volontaires impliqués, mais aussi à faire évoluer les savoirs, les perceptions des sciences ou encore les comportements.

Anne Dozières

Anne Dozières

Docteure en écologie, je coordonne, depuis 2013, des projets de sciences participatives consacrés au suivi de la biodiversité au sein du Centre d’écologie et des sciences de la conservation (CESCO) au Muséum national d’histoire naturelle. Depuis 2016, je suis directrice du programme Vigie-Nature qui pilote une vingtaine d'observatoires participatifs qui étudient, en s’appuyant sur divers publics citoyens, l’impact des activités humaines sur de nombreux taxons. Je m’intéresse particulièrement aux liens entre la science et la société, ainsi qu’à la manière dont les collaborations entre chercheurs/chercheuses et citoyen(ne)s produisent de nouvelles formes de connaissance et contribuent à la conservation de la biodiversité.

Intervenant(s)

Anne Dozières

directrice de Vigie-Nature, MNHN