Mathématicienne, Laure Saint-Raymond s’intéresse à des problèmes issus de la mécanique des fluides.
Après une thèse sous la direction de François Golse sur la théorie cinétique des gaz et des plasmas, elle a été recrutée en 2000 comme chargée de recherche au CNRS. Nommée professeur en 2002, elle a occupé successivement des postes à l’université Pierre-et-Marie-Curie, puis à l’ENS de Paris de 2006 à 2016, à l’ENS de Lyon de 2016 à 2021, et enfin à l’Institut des hautes études scientifiques, avant de rejoindre le Collège de France en 2026.
Ses contributions, reconnues par plusieurs prix internationaux, concernent l’obtention de modèles effectifs, c’est-à-dire de modèles simplifiés qui, à une échelle donnée, permettent d’identifier les phénomènes physiques dominants. Elle a en particulier apporté des contributions fondamentales au sixième problème de Hilbert concernant l’axiomatisation de la mécanique, un des vingt-trois problèmes proposés par David Hilbert au Congrès international de mathématiques de 1900.
Membre de l’Académie des sciences depuis 2013, Laure Saint-Raymond participe régulièrement à des groupes de réflexion, particulièrement sur la diffusion du savoir. Dans ce cadre, elle a notamment piloté entre 2023 et 2026 une large consultation sur le système éducatif français, et sur les transformations nécessaires pour qu’il puisse faire face aux défis contemporains. Elle a également dirigé, de 2021 à 2024, l’Institut des mathématiques de la planète Terre (IMPT), un groupement d’intérêt scientifique interdisciplinaire qui promeut le développement des mathématiques en lien avec les grands enjeux environnementaux.
Photo : Laure Saint-Raymond © Christophe Peus.