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Publication

L’idée de socialisme moral

Éditions du Collège de France
Édition imprimée

Auteur(s)

Présentation

« Qu’est-ce que je cherche avec le socialisme moral ? Il existe une réponse à la fois politique et philosophique à cette question. La réponse philosophique s’articule autour de la notion de liberté. Sur le plan politique, je propose une critique du capitalisme qui pourrait convaincre même ceux qui ne sont pas favorables au socialisme tel qu’il est traditionnellement compris […]. Le socialisme moral pousse jusqu’à leurs conséquences les plus exigeantes les idées de liberté au cœur du projet libéral. Il relie liberté individuelle et liberté sociale, faisant ainsi progresser le projet des Lumières. En un slogan : le socialisme est le libéralisme sans le capitalisme. »

Originaire d’Albanie, Lea Ypi est professeure de théorie politique à la London School of Economics and Political Science. Autrice des romans autobiographiques Free: Coming of Age at the End of History (Penguin, 2021), traduit en français sous le titre Enfin libre (Seuil, 2022) et dans plus de trente-cinq langues, et Indignité (Calmann-Lévy, 2026), elle est professeure invitée au Collège de France sur la chaire annuelle L’invention de l’Europe par les langues et les cultures, créée en partenariat avec le ministère de la Culture, pour l’année académique 2025-2026.

ISBN
978-2-7226-0885-6
Numéro dans la collection
342
Date de parution
Langue
français
Nombre de pages
48
Prix
12.00 €
Diffusion
FMSH-Diffusion
Format
Édition imprimée

Extraits

« Ma réflexion sur le socialisme moral naît de cette double confrontation : avec les socialismes réels du XXe siècle et avec les échecs du capitalisme au XXIe siècle. Les sociétés postcommunistes restent hantées par ce passé, mais leur malaise ne traverse pas les démocraties libérales, où la gauche discute du socialisme comme si le socialisme réel n’avait jamais existé. Cette incapacité à affronter l’échec du socialisme d’État tout en réimaginant des alternatives – cette tendance à reléguer cette histoire à un passé sans leçons – explique nombre de nos malheurs : la crise de la gauche, la montée de l’extrême droite, les divisions entre l’Est et l’Ouest européens. […] C’est pourquoi il faut renouer avec le projet des Lumières : retrouver une analyse de la société fondée sur la raison, la capacité critique, et un concept de “liberté” capable de tisser ces divers projets en un récit commun. »