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Grande médaille Albert Ier

Édouard Bard et S.A.S. Albert II de Monaco

L’Institut océanographique est une fondation d’utilité publique établie en 1906 par le Prince Albert Ier de Monaco. Souverain érudit et explorateur, membre de l’Académie des sciences, il fut l’un des pionniers de la recherche océanographique, à laquelle il a consacré depuis 1885, près d’une trentaine d’expéditions, s’intéressant notamment à la biologie des profondeurs et établissant la première carte bathymétrique. Aujourd’hui, l’Institut océanographique soutient la mise en place d’une gestion durable des océans, à même de concilier préservation de la biodiversité et activités économiques respectueuses des écosystèmes marins. S’appuyant sur ses deux établissements, le Musée océanographique de Monaco et la Maison des océans à Paris, il intervient comme médiateur entre la communauté scientifique, les acteurs de l’économie maritime, les décideurs politiques et le grand public.

Depuis 1949, l’Institut océanographique décerne chaque année la Grande médaille Albert Ier à un chercheur scientifique hautement qualifié et d’envergure mondiale dans le domaine de l’océanographie. Cette distinction est généralement attribuée en alternance à un scientifique français ou étranger. Parmi les récipiendaires, on peut citer les océanographes John Swallow, Christian Le Provost et Carl Wunsch, les géologues et géophysiciens Xavier Le Pichon, Wolfgang Berger et Anny Cazenave, ainsi que les biologistes marins André Morel, Victor Smetacek et Paul Falkowski.

La Grande médaille Albert Ier a été remise par S.A.S. le Prince Albert II à Edouard Bard, lors de la cérémonie du 20 octobre 2014 à la Maison des Océans, en présence de Mme Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, ainsi que de nombreuses personnalités du monde académique, notamment de M. Bernard Meunier et Mme Catherine Bréchignac, président et secrétaire perpétuelle de l’Académie des sciences, et de Mme Pascale Delecluse directrice de l’INSU du CNRS.

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Article paru dans La Lettre du Collège de France n° 39, mars 2015.