Résumé
La cour royale de Jérusalem joue un rôle mineur dans l'Ancien Testament ; seule celle de Salomon est décrite plus en détail (un rois dix). En revanche, l'Ancien Testament nous emmène dans des cours royales étrangères, celles de Nabuchodonosor, Belshazzar et Darius (Daniel), Artaxerxès (Néhémie) et Xerxès (Esther). Les textes qui décrivent ces cours appartiennent à la période achéménide, voire hellénistique. Même un rois dix ne constitue pas une source fiable pour la cour de Salomon, mais ne fait que révéler comment on l'imaginait à l'époque perse. Les informations sur les cours étrangères, elles aussi, n'ont qu'une valeur historique limitée. Contrairement aux nombreuses tentatives visant à évaluer la description de la cour perse dans Esther comme une source originale précieuse et fiable, il convient de souligner que l'auteur de ce livre s'appuie principalement sur des écrivains grecs pour décrire sa perception de la cour de Xerxès. Ses sources ne se trouvent pas à Suse, mais dans la bibliothèque d'Alexandrie.
La cour étrangère continue de vivre dans de nombreux écrits apocryphes. Une source particulièrement importante est le Roman d'Ahiqar, dont la version la plus ancienne a été trouvée dans la colonie militaire juive d'Éléphantine.