Résumé
Décider des contours et du niveau de détail de ce que l’on décrit par la donnée est un premier choix déterminant les fonctionnalités de traitement que le SGBD pourra offrir. Le modèle relationnel s’est imposé sur trois piliers conceptuels : un langage de requêtes déclaratif qui indique le besoin de données, non pas comment y répondre ; la traduction automatique d’une requête déclarative vers une expression algébrique calculant ses résultats ; des lois d’équivalence entre des expressions algébriques, permettant de choisir la façon la plus efficace d’y répondre (prix Turing de E. Codd). Nous montrerons les évolutions apportées par des modèles plus récents : les bases de données orientées objet, les modèles arborescents ou encore les graphes de données, ainsi que des dimensions supplémentaires de modélisation : le temps, des probabilités, des règles logiques (ontologies), ou encore la provenance, traçant la façon dont une donnée est produite.