Amphithéâtre Maurice Halbwachs, Site Marcelin Berthelot
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Résumé

La bonne santé du vivant, humain comme non humain, est avant tout la synthèse des conditions environnementales auxquelles celui-ci est exposé. Or, maintes menaces sanitaires se profilent à l'horizon : transmission accélérée de maladies infectieuses par des organismes vecteurs dont les aires de répartition s'étendent sous l’effet de nouveaux climats (le moustique-tigre, vecteur de la dengue, est désormais implanté dans plus de 78 départements français), conséquences des vagues de chaleur extrême sur l'organisme humain (près de 60 000 morts en Europe lors de l'été 2022), risque de libération de pathogènes anciens piégés dans le pergélisol, augmentation des famines et de la malnutrition dans les régions les plus vulnérables, sans oublier les effets chroniques des pollutions anthropiques sur la santé des populations.

Pourtant, un paradoxe frappe : face à la pandémie de COVID-19, les États ont su mobiliser des centaines de milliards d'euros en quelques semaines, confiner des populations entières, transformer les systèmes de soin. Face au dérèglement climatique, dont les conséquences sanitaires sont déjà mesurables et ne feront que s'aggraver, les réponses restent lentes, fragmentées et insuffisantes. Pourquoi les menaces sanitaires immédiates déclenchent-elles des réactions radicales que la crise écologique, pourtant tout aussi délétère, ne parvient pas à provoquer ?

Cette table ronde, animée par des étudiants de Sorbonne Université, propose d'examiner le coût sanitaire réel du changement climatique et d’interroger les leviers qui permettraient de transformer cette prise de conscience en action politique, avec la même urgence que celle que l'on sait déployer face aux pandémies.

EU response to cyclone Idai in Mozambique - Crédit : Christian Jepsen/EU Civil Protection and Humanitarian Aid