Amphithéâtre Maurice Halbwachs, Site Marcelin Berthelot
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Résumé

Le dérèglement climatique n'est pas qu'une affaire de degrés et de carbone : c’est également une fabrique des inégalités. Les populations les plus pauvres, celles qui ont le moins contribué aux émissions mondiales, sont aussi celles qui subissent le plus durement les conséquences du réchauffement, que ce soit les sécheresses, les inondations, l'effondrement des rendements agricoles ou encore la destruction des habitats. Esther Duflo, prix Nobel d'économie 2019, a montré que les mécanismes assurantiels qui protègent les plus riches sont précisément ceux qui font défaut aux plus vulnérables : les riches s’assurent entre riches, les pauvres restent exposés entre pauvres.

Dès lors, comment financer une transition qui ne se transforme pas en privilège pour les pays du Nord ? La taxe carbone est-elle un outil juste ou un fardeau supplémentaire pour les plus modestes ? Peut-on chiffrer les coûts écologiques, sanitaires et énergétiques que l'économie conventionnelle s'obstine à ignorer ? Et au-delà des outils économiques, quel consensus est possible entre un Sud qui revendique légitimement son droit au développement et un Nord qui a bâti sa prospérité sur l’exploitation des ressources communes ?

Cette table ronde, animée par des étudiants de Sorbonne Université, propose de croiser les regards d’économistes et de spécialistes de la transition pour dessiner les contours d'une réponse à la fois efficace et équitable, de l’échelle des accords internationaux à celle des politiques locales.

Boat School in Bangladesh, children in a class seated at a lesson - Crédit : Abir Abdullah/Climate Visuals Countdown