Résumé
La production d'énergie utilise des équipements et des structures qui ont des spécificités : leur dimension physique (un barrage hydroélectrique, une centrale nucléaire ou une éolienne offshore de 8MW sont des structures de très grande taille), leur durée de vie (de plus de 100 ans pour certains barrages) et une grande complexité physique (phénomènes multi-physiques, multi-échelles), avec des données d'entrées variables et partiellement connues. La simulation numérique amène une information majeure pour les construire, les exploiter et les déconstruire, ce secteur industriel ayant les mêmes contraintes d'efficacité (économique et technique) que les autres. Que ce soit pour des raisons numériques (taille de problème trop importante pour les techniques actuelles, malédiction de la dimensionnalité) ou de sobriété, il est nécessaire de maîtriser et de réduire la complexité des simulations numériques. Dans cet exposé, nous illustrons ces enjeux de complexité et de sobriété au travers de deux physiques particulières : la mécanique du solide et la neutronique. Nous montrons des verrous encore présents et des directions de recherche et de développement envisagées en matière de réduction de complexité pour la simulation numérique.