Les analyses de Ruth Amossy et de Roselyne Koren. Le rôle des émotions dans les politiques d’accueil ou de rejet. S’endurcir ou s’attendrir ? Éthique de conviction, éthique de responsabilité : Max Weber à la rescousse des hauts fonctionnaires confrontés à l’action. L’exemple d’Angela Merkel en août 2015. Politique ou morale : le faux dilemme. Le principe de réciprocité. Règle d’or et règle de fer.
1. Qu’est-ce que la rhétorique fait au débat sur l’immigration ? Réponse : plus de mal que de bien.
2. En matière de migrations, peut-on opposer les faits aux discours, les résultats objectifs de la science aux propos convenus qui agitent l’espace public ? Réponse : oui, sous certaines conditions.
3. La rhétorique comme science du discours, décryptage des procédés rhétoriques, est-elle purement descriptive ou peut-elle remplir une fonction normative, se rattacher à un système de valeurs ? Réponse : elle est indissociable d’une éthique, qui a des liens avec l’éthique scientifique.
Opposition entre science et rhétorique. Le débat public vise la vraisemblance plutôt que la vérité, la persuasion plutôt que la démonstration, la revendication plutôt que l’affirmation. Vision classique, de plus en plus remise en cause (cf. la valeur démonstrative de l’ADN dans les affaires policières). Dans le domaine de la démographie, par exemple, les démonstrations sont en prise ou en butte à des usages rhétoriques, mais c’est précisément le rôle du chercheur de faire le tri. Exemples d’application.