Amphithéâtre Marguerite de Navarre, Site Marcelin Berthelot
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Les métaphores argumentatives (« Europe forteresse », « Europe passoire », « tsunami »). Relire Metaphors we live by, de Lakoff et Johnson (1980). Le rôle des méga-métaphores (ou « mégaphores ») dans le discours sur les migrations  : modèles naturalistes (mécanique des fluides, métaphore organique, le pays comme une famille, le postulat de l'équilibre), modèles de confrontation (guerre, jeu, marché, théâtre, tribunal, contrat, rite et croyance…), modèles de sélection dans un monde fini (château, banquet malthusien, « barque pleine », partage du gâteau) et autres arguments sur les populations « de trop ». L’argument des « capacités d’accueil » finies, dénombrables et saturées.

Réflexion générale sur l’usage des « mégaphores » dans le langage scientifique et le débat public : expliquer ou « transpliquer » ?

Développements sur les arguments de dissociation. L’exemple du dédoublement des concepts dans la philosophie allemande. La tribune de Régis Debray (1989, revue en 1995) alignant les oppositions binaires entre « républicains » et « démocrates ».

Les méga-métaphores (ou « mégaphores ») dans le domaine des migrations. On peut distinguer : les modèles naturalistes (mécanique des fluides, métaphore organique, la nation-famille, le paradigme de l’équilibre automatique) ; les modèles de confrontation (guerre, jeu, marché, théâtre, tribunal, contrat…) ; les modèles de sélection dans un monde fini, ou « théorie du Bien limité » (banquet malthusien, « barque pleine », partage du gâteau, populations « de trop », « capacités d’accueil » dénombrables et saturées…)

Gros plan sur les métaphores aquatiques : mégaphore de l’écoulement du « trop plein » (flux, afflux, submersion, tsunami. Cf. les analyses de Marc Bernardot (2016), qui cite J. Charteris-Black (2006).

Liste des « mégaphores  », ou matrices métaphoriques (une quinzaine), et des métaphores mixtes.

Un grand Classique : George Lakoff et Mark Johnson, Metaphors We Live by, Londres/Chicago, University of Chicago Press, 1980. Théorie de la métaphore omniprésente dans le discours, fruit d’une « rationalité imaginative », construite par l’expérience vécue, mais qui fournit seulement des explications partielles.

Limites de la métaphore (et, plus encore, de la mégaphore) : elle n’explique pas, elle « transplique », elle déplace les objets du discours en créant l’illusion d’une explication.

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